Anais a ouvert en septembre dernier avec un nouveau nom L’AS - inspiré des prénoms de ses filles – & une nouvelle offre composée de produits locaux et de saison. Elle revient avec nous sur ce parcours de reprise plus compliqué qu’elle ne le pensait.

>Quels ont été vos moteurs pour entreprendre ?

AC: j’ai travaillé 18 ans dans le domaine de la restauration sur différents postes. Il y a 7 ans, j’ai suivi la formation « 10 clés pour entreprendre » de la CCI et puis l’année dernière, j’ai estimé que c’était tout simplement mon heure. J’avais 37 ans et j’avais décidé que je voulais travailler pour moi. Le hasard a fait que je suis tombée sur l’offre de vente du Stamm à Montélier, restaurant où j’avais été serveuse quelques années plus tôt.

>Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans ce projet de reprise ?

AC : ma situation personnelle faisait peur aux banques : j’élevais seule mes deux filles, je n’avais pas d’épargne de secours ni patrimoine immobilier et un apport personnel trop faible par rapport au plan de financement et dans un secteur tendu. En plus, j’étais seule dans ce projet et sans beaucoup d’années d’expérience en cuisine.

>En quoi l’accompagnement de France Active Drôme Ardèche-Initiactive 26.07 vous a été utile ?

AC : ma conseillère s’est mise en lien avec toutes les banques que j’ai rencontrées pour discuter autour du plan de financement et de la garantie France Active. Après avoir essuyé 4 refus bancaires, j’ai enfin trouvé une banque prête à me suivre. La Garantie Femme m’a permis d’éviter d’être caution personnelle du prêt. La banque quant à elle a été couverte à hauteur de 55% du prêt pour un montant total de prêt de 40.000€. Sans cette garantie bancaire, j’aurais dû abandonner mon projet.

J’ai aussi bénéficié d’un prêt d’honneur d’Initiactive et un prêt d’honneur Création-Reprise de BPI pour un montant total de 14.000€ avec un différé de 3 mois. Montant que ma conseillère m’a proposé d’augmenter un petit peu par rapport à ma demande initiale pour me permettre de garder une petite épargne de précaution compte tenu de ma situation familiale. Je me suis lancée plus sereinement.

>Quels sont vos projets pour votre restaurant ?

AC :  depuis la reprise en septembre, j’ai recruté Emilie qui est ma responsable de salle et je suis en cuisine. Nous avons changé totalement l’offre en passant d’un restaurant alsacien à une offre locale et de saison. Nous proposons une cuisine authentique et savoureuse. Je me fournis auprès de mon père, maraicher à Montmeyran mais aussi auprès de la Ferme intégrale qui produit du sandre en aquaponie, le Domaine Amira ou encore les glaces Terre adélice qui me créent des glaces sur mesure. C’est le cas de la glace au cornichon que j’utilise pour mes recettes. Dans 1 an, Terre adélice la commercialisera auprès des professionnels et des particuliers avec l’affichage du nom du restaurant. Et nous sommes déjà en train de travailler sur de nouveaux parfums !

Je voulais aussi que ce restaurant soit un lieu de vie pour la commune et les alentours. Alors nous organisons des soirées à thème comme des soirées magies, des matinées Huitres… et à l’étage, nous avons une salle de réception privatisable pour les entreprises et les fêtes de famille.

 

glace signée L'AS

>En tant que jeune dirigeante d’entreprise, quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner aux futur.es entrepreneur.es ?

AC: ne rien lâcher et croire en son rêve ! biensûr, c’est important d’être bien soutenu par son entourage car la route est longue.

Merci Anaïs pour ce témoignage.

Pour plus d’informations

o4 75 58 81 90 -anais.combe1988@gmail.com

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